Les paysans malgaches cultivent en moyenne moins de deux hectares pour vivre 5 ou 6 personnes. Ils travaillent majoritairement à la main, et parfois en en culture attelée par avec une simple paire de zébus, sur des parcelles extrêmement morcelées. De ce fait non mécanisables, elle n’achète que très peu de d’engrais et  utilise peu de semence améliorée. Son rendement moyen en paddy est de 2 tonnes par hectare. Sa production est d’abord destinée pour nourrir la famille. Les surplus sont vendus pour subvenir au besoin quotidien. Alors que l’avenir de Madagascar est étroitement liée par l’agriculture et notamment l’agroalimentaire. Les industries agro-alimentaires ne constituent que 30% des entreprises formelles du pays et représentent plus de la moitié des capitaux de l’ensemble. Malgré l’exportation des produits de rentes tels que la vanille, le girofle ou le café, il est désormais important de privilégier les produits à plus forte valeurs ajoutée et les produits dont ont besoin l’industrie agro-alimentaire.
De nos jours, le milieu rural malgache demeure dans une situation délicate. Faute des moyens pour nourrir leurs animaux, des paysans, dans ce moment de crise, préfèrent brader leurs poules et porcelet plutôt que de les voir mourir de faim. On estime que plus de 60% des ménages vivent dans un état d’insécurité alimentaire.  En outre, le ratio alimentaire n’est pas diversifié. Elle est essentiellement composée de deux denrées : le riz (300g/personne/jours en moyenne) et le manioc soit 250g/personne/jours. La consommation journalière de produits d’origine animale est faible ! 15g pour la viande et le poisson, 20 pour les volailles. Il s’en suit qu’au vu de condition de pauvreté qui prévalent dans les milieux ruraux, l’amélioration de la sécurité alimentaire est considéré comme point focal pour augmenter la productivité rurale, puisque, en l’absence de sécurité alimentaire, les paysans, donc 75M des malgaches, sont réticents pour dépenser de l’énergie et assumer les risques qui sont associés aux investissements induisant l’innovation.
On peut dire que les centaines de millions de dollars investis par les bailleurs  afin de lutter contre la pauvreté n’ont pas donné les résultats attendus. Il est temps pour les différents acteurs de développement de reconnaitre  les moyens réels et efficace pour les Malgaches ne meurent pas de faim. Rappelons quand même que Madagascar dispose une stratégie Nationale de Sécurité alimentaire depuis 1997 ; et depuis 2004, l’Union Européenne a développé un programme de Sécurité Alimentaire qui s’intègre dans le Plan d’Action pour le Développement Rural.

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